ACTE II, SCÈNE V. 7ÔI
ARGAXTE. — A combien est-ce qu'il l'ait mouler le mulel '.'
scAi'iN. — Muiisieui-, pour le mulet, pour sou cheval et celui de son homme, pour le harnais et les pistolets, et pour payer quelque petite chose qu'il doit à son hôtesse, il demande eu tout deux cents pistoles.
ARGANTE. — Deux ccnls pistoles ?
scAFiN. — Oui.
AUGANTE, se |iromenant en colère le lonf? du tlii':Urc. — AUOUS,
allons, nous plaiderons.
scAi'ix. — Faites réflexion.
AKGAXTE. — Je plaidei-ai.
scAi'iN. — A'e vous allez p inl jeter....
AHGANTE. — Jc vcux plaider.
scAi'iN. — Mais pour plaider, il vous faudra de l'argent : il vous eu l'andra pour l'exjiloit*; il vous en faudra pour le conlnMe-; il vous en faudra pour la procuration, pour la présentai ion', conseils, productions*, et journées du procuieur; il vous en faudra pour les consultations et idaidoiries des avocats, pour le droit de retirer le sac'', cl pour les grosses*^ d'écritures; il vous en faudra pour le rapport des substituts; pour les épices' de conclusion; pour l'enregisfrement du grefUer, façou^ d'appoinfenient'*, sen-
1. l'exploit, le premier acte par lequel s'ouvrira rinstuncc.