‹ Théatre choisi de Regnard (volume 2)Chapitre 118 sur 168 · SCÈNE XVII : MERLIN, GÉRONTE · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII : MERLIN, GÉRONTE

GÉRONTE

Je n'ai pas tardé, comme tu vois. J'ai trouvé mes gens à deux pas d'ici, et je les ai fait demeurer, parce qu'il m'est venu en pensée de mettre mes ballots dans cette maison que mon liis a achetée.

MERLIN, à part.

Nouvel embarras I

GÉRONTE

Je ne la remets pas bien, viens-t'en m'y conduire toi-même.

MERLIN

Je le veux bien ; monsieur ; mais...

GÉRONTB

Quoi ! mais?

MERLIN

Le diable ne s'est pas emparé de celle-là ; mais madame Bertrand y loge encore.

GÉRONTE

Elle y loge encore !

MERLIN

Oui, vraiment. On est convenu qu'elle achèverait le terme ; et, comme elle a l'esprit faible, elle se met dans une fureur épouvantable quand on lui parle de la vente de cette maison : c'est là sa plus grande folie, voyez-vous.

GÉRONTE

Je lui en parlerai d'une manière qui ne lui fera pas de peine. Allons, viens.

MERLIN, à part.

Oh ! pour le coup tout est perdu.

GÉRONTE

Tu me fais perdre patience. Je veux absolument lui parler, te dis-je.

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