ACTE III
Les choses sont, monsieur, tout au plus juste prix ; De plus je vous promets que je n'ai rien omis.
GKRONTE
Finis donc.
HECTOR
Il faut bien se mettre sur ses gardes. « Mémoire juste et bref de nos dettes criardes. Que Mathiu-in Géronte aurait tantôt promis Et promet maintenant de payer pour son fils. »
GÉRONTE
Que je les paye ou non, ce n'est pas ton affaire. Lis toujours.
HECTOR
C'est, monsieur, ce que je m'en vais faire. « Item, doit à Richard cinq cents livres dix sous. Pour gages de cinq ans, frais, mises, loyaux coûts, a
GÉRONTE
Quel est ce Richard ?
HECTOR
Moi, fort à votre scrv'ice.
Ce nom n'étant point fait du tout à la propice * D'un valet de joueur, mon maître de nouveau M'a mis celui d'Hector, du valet de carreau.
GÉRONTE
Le beau nom ! Il devait appeler Angélique Pallas, du nom connu de la dame de pique.
HECTOR
« Secondement, il doit à Jérémie Aaron, Usurier de métier, juif de religion... »
GÉRONTE
Tout beau ! n'embrouillons point, s'il vous plaît, les affaires. Je ne veux point payer les dettes usuraires.
HECTOR
Eh bien ! soit. « Plus, il doit à maints particuliers. Ou quidams, dont les noms, quahtés et métiers