SCÈNE PREMIÈRE : HECTOR, dans un fauteuil, près d'une toilette
Il est, parbleu, grand jour. Déjà de leur ramage Les coqs ont éveillé tout notre voisinage. Que servir un joueur est un maudit métier ! Ne serai-je jamais laquais d'un sous-fermier * ? Je ronflerais mon soûl la grasse matinée, Et je m'enivrerais le long de la journée : Je ferais mon chemin ; j'aurais un bon emploi ; Je serais dans la suite un conseiller du roi. Rat-de-cave ou commis ; et que sait-on? peut-être Je deviendrais un jour aussi gras que mon maître. J'aurais un bon carrosse à ressorts bien pliants ; De ma rotondité j'emplirais le dedans : Il n'est que ce métier pour brusquer la fortune ; Et tel change de meuble et d'habit chaque lune. Qui, Jasmin autrefois, d'un drap du sceau * couvert. Bornait sa garde-robe à son justaucorps vert. Quelqu'un vient.