‹ Théâtre choisiChapitre 135 sur 206 · SCÈNE YII · texte numérisé non relu

SCÈNE YII

les mêmes, MARIONNETTE.

LE SOUS-PRÉFET

Une femme en ces lieux? la fureur va me prendre.

298 MARIONNETTE

Ah çà! mais, je suis donc un malheureux Cassandre? Pour qui donc me prend-on? je ne le cache point, Louis treize jamais ne fut bête à ce point, Et je trouve étonnant qu'ici l'on se permette...

MARIONNETTE, à Rabatjoic.

Aux pieds duquel des deux faut-il que je me jette ?

RABATJOIE.

Choisissez... vous avez Je choix; mais, en effet, C'est fort embarrassant.

Monsieur le Sous-Préfet...

Parlez, vous le voyez... ma peine est sans seconde : Mon sort est de tomber aux pieds de tout le monde. Si du moins j'avais là, pour calmer mes douleurs, Des machines de cuir, comme les ramoneurs, Je dirais... (car mon rôle est si plein de prières) Qu'on devrait me fournir au moins des genouillères. Vous avez, par arrêt, libéré mon amant, Recevez mon respect et mon remercîment.

LE SOUS-PRÉFET, avec indignation.

Du tout, mais c'est vraiment une œuvre de ténèbres. C'est le jeune premier dans les pompes funèbres Qui m'a fourré dedans... Eh bien ! il est joli, Celui-là! dans l'instant il faut me rendre ici Mon papier; je le veux... allons, sans plus attendre...

MARIONNETTE, le cachant dans son corset.

Le voilà ton papier, viens donc pour le reprendre '.'

BABATJOIE.

Enfoncé!

MARIONNETTE

Trop capon... trop caponpour cela.

RABATJOIE.

I il niais tel que lui ne met pas ses mains là.

MARIONNETTE

Hâtons-nous de courir pour le tirer «le peine. Elfe

MARIONNETTE. 299

RABATJOIE, à part.

Je suis vraiment honteux de cette pauvre scène.

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