‹ Théâtre choisiChapitre 15 sur 206 · SCÈNE XIY Madame WERNER, SENNEVILLE, KETTLY · texte numérisé non relu

SCÈNE XIY Madame WERNER, SENNEVILLE, KETTLY

MADAME WERMSR.

Ah ! monsieur le capitaine, je vous vois enfin.

KETTLY, à pan.

Ah ! Dieu ! pourquoi est-elle arrivée ?

SENNEVILLE

Bonjour, madame... madame Werner.

MADAME WERNER

Depuis une heure votre déjeuner vous attend; et ne vous voyant pas venir, j'allais au-devant de vous.

SENNEVILLE

Je vous remercie, vous voyez que c'est une affaire faite.

MADAME WERNER

Que vois-je? vous avez déjeuné là... ah! Monsieur...

SENNEVILLE

Quand on est invité de si bonne grâce, vous conviendrez qu'il est difficile de refuser.

MADAME WERNER

Ah! cela ne m'étonne pas..., cette petite coquette!

SENNEVILLE

Doucement ! doucement, madame Werner.

MADAME WERNER

J'ai bien défendu à mon fils de se laisser prendre à ses agaceries.

KETTLY.

Votre fils, Madame! est-ce que je lui parle jamais?

40 KETTLY.

sexxeville.

Allons, Kettly, point de détours, (a madame Werner.)

Eh bien ! oui, madame Werner, elle lui parle, et où est le mal ?

KETTLY.

Vous le croyez donc aussi, Monsieur? moi, lui parler ! je ne le regarde seulement pas.

SENNE VILLE

Allons, madame Werner; un peu d'indulgence... que diable, vous avez été jeune aussi.

MADAME WERNER

Oui, mais jamais on n'a vu un jeune homme rôder autour de moi.

SENNE VILLE

Je le crois sans peine; vous conviendrez alors qu'il n'y avait pas grand mérite à vous défendre... D'ailleurs, j'ai à vous parler au sujet de ces pauvres enfants... Kettly!... eh bien qu'ayez-vous donc... vous aurais-je affligée?

KETTLY, pleurant.

Vous vous imaginez que je suis coquette; vous dites que je cause avec Rutly; vous l'assurez à sa mère..., plutôt mourir que de lui adresser jamais la parole !

Elle rentre en pleurant.

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