SCÈNE XIII BOUGIMER, ROTSSEAU
BOISSEAU
Eh bien! où est-il ce Monsieur?
BOUGINIElî.
En voilà une très-bonne, par exemple; il s'est évaporé? voilà sa lettre.
BOISSEAU
Enfin, n'importe. Il aurait dû attendre ; voyons.
'u lit.) « Monsieur Boisseau ! (Il parait quac'eai àmoiqu'iKerit.) Je crois devoir vous avertir qu'à voire insu, sans doute, nn homme s"e^l introduit chez vous. » BOUGINIER, à part.
Ah ! mon Dieu !
MADEMOISELLE MARGUERITE. 3oi
BOISSEAU
Qu'apprends-je? (Continuant de lire.) « Il y est : on l'a vu entrer. »
BOUGIXIER, à part.
Dieu! je suis trahi!
BOISSEAU, continuant de lire.
« Et tout porte à croire qu'il a des intentions criminelles sur la belle Angélique. »
BOUGINIEB,, consterné et à part.
Où a-t-il pu savoir ça?... c'est à l'étude ; ce sont les camarades. Je suis dans la position de Joseph vendu'par ses clercs.
BOISSEAU, lisant toujours.
a Cest un homme capable de tout. » Un homme ici !...
On entend un grand bruit dans le cabinet.
Qu'est-ce que c'est que ça? Qui vive?...
BOUGINIER, à part.
Est-ce que nous serions deux? (Haut.) Qui vive?...
Ain : Je reconnais ce militaire.
BOISSEAU, tremblant.
Qui donc ose ainsi se permettre De pénétrer dans ma maison?
Celui qui m'écrit celte lettre, Je le vois, avait bien raison.
On entend des plancbes tomber avec fracas; Gifflard sort du cabinet au milieu d'un déluge de poires et de pommes; une dernière planche lui tombe sur le dos.