SCÈNE XY
LES MÊMES, AMELIE, en costume de mariée, VOISINS ET VOISINES.
CHOEUR
Air du Hussard de Felsheim.
Puisqu'un doux hymen les engage, Qu'ils soient contents, qu'ils soient heureux, Pour le bonheur de leur ménage Que le ciel exauce nos vœux! BfONTIYON.
Notre union a droit d'être bénie, Car le destin, en vérité, Après quatre ans de tyrannie,
Montrant Amélie.
Me doit bien cette indemnité.
CHOEUR
Puisqu'un doux hymen les engage, etc.
CLÉMANÇOT, à Amélie.
Ma fille ! c'est très-bien.
11 l'embrasse au front.
MONTIVON, à Jules.
C'est votre ouvrage, Dunand.
JULES, à part.
Quel supplice ! Et pas moyen de parler à Amélie, au milieu de cette cohue nuptiale.
MONTIVON.
Allons, mon cher Dunand, je connais l'usage : le garçon d'honneur donne la main à la mariée; moi
je vais donner le bras au papa Clémançot.
JTJLBS,
Quoi ! Monsieur, vous voulez...
MONTIVON.
Ah ! gaillard que vous êtes! je devine... Vous voudriez bien aller voltiger, courir de l'une à l'autre... Du tout... Vous êtes garçon d'honneur, le bras à la
mariée, tOUt de Suite... (Il prend la main d'Amélie, la place dans celle de Jules et court prendre le bras de Clémançot.) (A. Clémançot.) Je
crois qu'il est un peu vexé ; mais, ma foi ! qu'y faire?
CLÉMANÇOT, à Montivon.
Il n'y a rien à y faire... Mais le diable m'emporte ! vous êtes un homme...
MONTIVON.
Je m'en flatte, mon cher... (a part.) Cette nouvelle qu'il m'apprend !
CHOEUR
Puisqu'un doux hymen les engage, etc.
Au moment où tout le monde va pour sortir, Annette apporte une lettre.