‹ Théatre choisiChapitre 163 sur 496 · ACTE V, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIII

MONSIEUR MIGAUD. j

Comment donc, Madame ? j

MADAME PATIN. i

Voilà ma main, Monsieur ; et, dès demain, je vous épouse, pourvu qu'en même temps Monsieur votre fils épouse ma nièce .

MONSIEUR MIGAUD.

Àh ! Madame , que cette condition me fait plaisir !

MONSIEUR SERREFORT.

C'est moi qui vous réponds de cet article, et ma fille, je crois, n'aura pas l'audace de résister à mes volontés.

LUCILE

Dans le désespoir où je suis, mon père, je ferai tout ce que vous voudrez.

MADAME PATIN, ttu chevalier.

Tu n'épouseras pas ma nièce, perfide !

LUCILE, au chevalier.

Vous ne serez jamais le mari de ma tante , pourtant.

CRISPLN.

Adieu donc. Mesdames, jusqu'au revoir. Eh bien ! Monsieur, ne ferez-vous pas quelque petit air sur cette aventure-là? Une chanson à propos raccommode quelquefois bien des choses , comme vous savez.

LE CHEVALIER

Il n'y a que les mille pistoles de Madame Patin que je regrette en tout ceci. Allons retrouver la baronne, et continuons de la ménager jusqu'à ce qu'il me vienne quelque meilleure fortune.

Fin du Chevalier à la Mode.

Page 1