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SCÈNE XXfl

CHAMPAGNE

Il me reste pour deux mille écus...

XERLIN.

Attendez, Monsieur, voici une enchère. Eh bien! Madame ?

CHAMPAGNE

Oui, j'ai encore pour deux mille écus de pierreries, que je m'oblige de donner à votre fille.

LISETTE

Allons, ferme. Madame, il ne faut point laisser aller un si bon marché pour si peu de chose.

MERLIN

A deux cent six mille six cent livres, à cause de la passe des écus !

J'en ai pour plus de vingt mille livres, dont je lui donne la moitié.

MERLItV.

A deux cent dix mille livres! Une fois, deux fois. A deux cent dix raille livres. Ecrivez, Monsieur de Bonnefoy, adjugé à la plus offrante. Ne voudriez-vous point y mettre quelque chose de plus?

CHAMPAGNE

Oui, Monsieur! C'est ainsi que vous me tenez ce que vot^s m'avez promis ?

Que voulez-vous que je fasse, Madame ? je suis engagé de parole avec vous, j'en demeure d'accord ; mais, vous savez que depuis quelque temps, la parole est l'esclave de l'intérêt.

CHAMPAGNE

Vous n'êtes pas encore où vous pensez; je l'aurai^ mort ou vif, et le chevalier Jumeau, mon neveu, n'est pas homme à souffrir qu'on fasse un affront de la sorte à sa tante de la Tribaudière.

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