DAMIS, ÉRASTE, OLYMPE, ANGÉLIQUE, LISETTE, L'OLIVE, LAVIGNE
ÉRASTE
Mon père, ce n'est qu'en tremblant que j'ose paraître.
OLYMPE
Son père !
DAUIS.
Eh ! vraiment oui. Madame, c'est mon fils !
LAVIGNE
Je vous l'avais bien dit, qu'il était revenu.
OLYMPE
Que deviendra tout ceci, Monsieur ?
DAMIS
Ce que cela deviendra?
LAVIGNE
Monsieur, vous ne vouliez vous remarier que ] pour faire souche, et Monsieur votre fils fera ; mieux que vous,
OLYMPE
Quelle est votre résolution, Monsieur?
DAlilS.
Ma résolution, Madame, est qu'on les marie, et tout au plus vite, ils seront fort bien ensemble, il n'y aura du moins qu'un ménage de gâté.
ÉRASTE
Ah ! mon père, que je vous suis redevable !
DAMIS
• Ne vous pressez point de me remercier, Monsieur mon fils.
LISETTE
Oh ! ii ne saU pas si bien vivre que vous, et il ne reconduira personne.
DAMIS
Tais-toi, insolente ! On te mettra dehors, toi, et je veux que ce soit le premier article du contrat.
ÉRASTE
Puis-je me flatter. Madame...
OLYMPE
Ma fille vous aime, cela me suffît : puissiez-vous être longtemps heureux !
l'olive.
Et nous, Lisette ; à quand la noce ?
LISETTE
Voilà le certificat qui m'est venu, il n'y a rien à faire.
l'olive.
Comment?
LA VIGNE
Oui, mon cher Monsieur de l'Olive, je vous certifie que, grâce au ciel, ^e me porte bien ; et que, pour mes péchés, c' est-la ma femme.
l'olive.
Quoi I c'est ta femme?
LAVIGNE
Oui, mon enfant, et je voudrais qu'il me fût permis de m'en défaire en ta faveur, je ferais volontiers les frais de la noce ; je crois ma foi que j'y gagnerais encore.
Fin de la Parisienne*
LES
COMÉDIE EN CINQ ACTES