SCÈNE X
LE CHEVALIER, FRONTIN
LE CHEVàUER.
Ah ! mon pauvre Frontin, je suis dans le plus grand embarras du monde I
FRONTIN
Qu'est-ce qu'il y a?
LE CHEVALIER
Cette folle de Lisette s'est avisée de parler à sa maltresse et à Araminte de la passion que j'ai pour Marianne.
FRONTIN
Eh bien?
Et dans la vue de me faire plaisir, elles veulent, malgré que j'en aie, proposer la chose à son père.
FRONTIN
Cela ne vaut pas le diable, vous voilà gâté ; on ira aux enquêtes, et la réputation de Monsieur Janot fera tort à Monsieur le chevalier, assurément.
LE CHEVALIER
Ahl ne plaisante point, je te prie,
FRONTIN
Je ne plaisante point : cela ne vaut pas le diable !
LE CHEVAUER.
J'avais toujours compté sur les soins de Lisette, sur la tendresse de Marianne ; et je me proposais de terminer la chose par un enlèvement, pour faire consentir le père au mariage...
FRONTIN
Voilà comme j'ai toujours conçu la chose, et il n y avait pas d'autre biais que celui-là même.
LE CHEVALIER
Non vraiment; mais quel parti prendre?