‹ Théatre choisiChapitre 328 sur 496 · LUCAS, L'OLIVE · texte numérisé non relu

LUCAS, L'OLIVE

LUCAS

Ah ! ah ! ah ! Parsangué, cela est tout à fait drôle ! A qui en a-t-il donc de vous rosser comme cela, sans dire gare ? Queu caprice estrça. Monsieur le jardinier ?

l'olive.

Parbleu ! je ne sais pas ; mais je l'enverrais au diable avec ses caprices !

LUCAS

Est-ce que vous prenez ça sérieusement? Il ne vous a bâillé que queuques coups de bâton , v'ià une belle bagatelle ! Ce sont de petites himeurs

qui ly prenont comme ça parfois, et il faut un peu excuser les défauts des parsonnes.

l'olive.

Mauçrebleu de ses défauts I Mais, bast 1 j'ai aussi des défauts à peu près pareils ; et si les siens le reprennent encore , les miens me prendront à coup sûr, et nos défauts auront querelle en^ semble.

LUCAS

Vous jouez de malheur d'être tombé le premier sous sa patte. 11 a du chagrin^ il est amoureux...

l'olivr.

Lui, amoureux? Et de qui amoureux?

LUCAS

De Mademoiselle Angélique.

l'olive.

Et depuis quand ?

LUCAS

Pargué, depuis toujours ! mais il ne lui a dit que depuis tout à l'heure.

l'olive.

Eh bien?

Eh bien I... ne jasez point, au moins ?

l'olive.

Non, non, ne craignez rien.

LUCAS

11 ne la veut marier avec parsonne, parce qu'il veut qu'aile se marie avec ly ; mais elle ne l'aime pas...

l'olive.

Non?

LUCAS

Non vraiment ; c'est ce qui le met de mauvaise himeur. Il la battrait, si aile était sa femme. En attendant qu'aile la devienne, afin que les coups qu'aile mérite ne soyont pas perdus, il les bâille au premier venu, c'est sa magnière. Oh! pour ça, c'est un plaisant homme I

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