‹ Théatre choisiChapitre 367 sur 496 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

MONSIEUR BERNARD

Fort mal , je vous jure, et j'en suis déjà si las...

LE MARQUIS

Eh! vraiment, justement, c'est le baron, c'est lui-môme !

LE BARON

Eh I c'est vous, mon pauvre marquis ? Nous ne nous sommes point vus depuis l'Académie , je crois?

LE MARQUIS

Sandis, mon cher, voilà une des plus heureuses rencontres que j'aie eues de ma vie !

MONSIEUR GRiFFARD, bos à Monsicuv Bcmard.

Ces deux Messieurs sont fort bons amis ?

MONSIEUR BERNARD^ à Monskur Gnffard,

Oui, je vois fort bien qu'ils se connaissent; mais je n'en connais pas un, moi.

LE MARQUIS

Monsieur, je vous le livre : un des plus honnêtes hommes de la pravince. Je te félicite, baron, d'avoir un voisin comme Monsieur.

LE BARON

C'est pour moi un avantage dont je prétends bien profiter.

MONSIEUR BERNARD

Monsieur?

LE MARQUIS

Cadedis! vous serez amis, et je veux former les nœuds de cette amitié, moi.

LE BARON

C'est une grâce que je te demande.

LE MARQUIS

Mordi! je te l'accorde, et sans remise. Nous sommes ici bonne compagnie : renvoie ton équipage, et passe quelques jours avecT nous.

MONSIEUR BERNARD, bas à Monsicur Gnffard»

Eh bien! ne voilà-t-ii pas comme ils font les honneurs de chez moi?

LE MARQUIS

Hem ! Je ne barguine point, comme vous voyez, et je suis sûr que vous me saurez gré de me saisir ainsi de l'occasion ; la dame du logis ne me querellera pas non plus, je crois. Baron, te faudra-t-il beaucoup prier pour te faire demeurer à la cour de cette princesse?

MONSIEUR BERNARD

Si cet homme-là connaît toute la noblesse du pays, il me fera des amis, malgré que j'en aie, de tout le monde.

LE MARQUIS

Madame, voilà un gentilhomme que je vous présente.

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