MONSIEUR ET MADAME BERNARD, LE COUSIN
LA COUSINE
LE COUSIN
Bonjour^ ma cousine.
MADAME BERNARD
Ab! ah! bonjour, Cbonebon, bonjour. Tenez, voilà votre cousin que vous allez faire bien aise. (Elle rentre.)
LE COUSIN
Oh ! je m'en doute bien. Bonjour mon cousin.
MONSIEUR BERNARD
Bonjour... courage !
LE COUSIN
Voilà ma sœur que j'ai amenée dsuis une carriole.
LA COUSINE
Bonjour, mon cousin.
LE COUSIN
Nous avons pensé mourir tous deux, et nous venons achever d'être malades chez vous.
MONSIEUR BERNARD
Comment donc ?
LE COUSIN
Nous venons un peu prendre Tair, pendant quinze jours ou trois semaines, pour nous remettre un peu.
MONSIEUR BERNARD
L'air de ce pays-là ne vaut rien.
LA COUSINE
Mon père dit qu'il est admirable.
LE COUSIN
Je VOUS aurais bien amené mon autre sœur, avec mon petit frère, mais la carriole était trop petite, et ils ne viendront qu'après demain avec ma mère.
THIBAUT
Ne vous boutez pas en peine. Il n'est pas tout seul : il T a je ne sais combien de chiens qui jappont dans le TÎIIa^ après d'autres^je gage; je m en vas au bout de la petite ruelle, et tout autant
3u'il en Tiendra, je les détomercu enyars ici, et s seront pris comme des sots. Jarnigué, que de pâtés j 'allons avoir!
MONSIEUR BERNARD
Le ciel n'est pas tout à fait injuste, et cela ne pouvait arriver plus à propos.