MONSIEUR BERNARD, THIBAUT, NICOLE, MONSIEUR GRIFFARD
MONSIEUR GRIFFARD.
Monsieur, ces Messieurs vous demandent.
MONSIEUR BERNARD
Quels Messieurs? Y a-t-il encore quelque chose de nouveau?
MONSIEUR GRIFFARD.
Non, Monsieur, ce sont ces chasseurs. Les voilà qui montent à la chambre de Madame.
MONSIEUR BERNARD
Ils ne sont donc plus dans la cuisine?
MONSIEUR GRIFFARD.
Il n'y a plus que leurs gens.
Ma pauvre Nicole, va prendre garde à ces fripons-là.
THIBAUT
Oh, venlregué ! ne vous boutez pas en peine, je leur tiandrai bian tête moi tout seul.
MONSIEUR BERNARD
Mon pauvre Monsieur Griffard, je ne sais plus où j'en suis.
MONSIEUR GRIFFARD.
11 faut mettre le feu à la maison.
MONSIEUR BERNARD
Écoutez, il ne me faudrait point trop presser là'dessus.
MONSIEUR GRIFFARD.
Il faut le faire, vous dis-je.
MONSIEUR BERNARD
M'ont-ils bien fait du dégât ?
MONSIEUR GRIFFARD.
Bon ! bon ! vous ne savez pas tout. Chiens, chevaux, maîtres et valets, tout restera ici jusqu'à demain matin, pour être au bois de meilleure heure. Je leur ai ouï faire le complot.
MONSIEUR BERNARD
Ah ! ah ! je suis mort, et voilà de quoi abîmer tout le village. Quoi ! ventrebleu, des gens que je ne connais point...
Ils VOUS connaissent bien, eux.
MONSIEUR BERNARD
Ils me connaissent ; comment le sais-tu ?
MONSIEUR GRIFFARD.
Cela vous fâchera, si je vous le dis.
MONSIEUR BERNARD
Et quelque chose me peut-il fâcher plus que je le suis?
MONSIEUR GRIFFARD.
Ils disent que c'est pain béni de venir ronger un homme de robe à la campagne, et qu'à Paris, c'est vous qui rongez les autres.