‹ Théatre choisiChapitre 385 sur 496 · DORANTE, TROIS HOBEREAUX, THIBAUT · texte numérisé non relu

DORANTE, TROIS HOBEREAUX, THIBAUT

DORANTE

Soyez les bienvenus, Messieurs. Qu'on mette les chevaux de ces Messieurs à l'écurie.

PREMIER HOBEREAU

Savez-vous que vous êtes bien logé?

DORANTE

La maison est assez agréable.

DEUXIÈME HOBEREAU

Et le fief est bien noble, qui plus est.

DORANTE

Oui, la terre est fort belle.

DEUXIÈME HOBEREAU

Eh ! à qui le dites-vous ? Cette maison-ci devrait être a moi ; et c'est feu mon ç^nd-père qui l'avait vendue au père de celui qui Ta vendue à Monsieur votre père.

DOBANTE.

Je crois bien. Ça, Messieurs, ne parlons point aujourd'hui d'affaires, et ne songeons ce soir qu'à nous divertir. Où sont donc ces autres Messieurs?

TROISIÈME HOBEREAU

Ils n'arriveront d'une bonne heure ; et comme leurs iuments sont pleines^ ils n'ont jamais voulu les galoper.

DORANTE

Ne voulez-vous point vous débotter ?

PREMIER HOBEREAU

Non, s'il vous plsdt, ma botte me tient la jambe fraîche.

Est-ce que vous êtes botté à cru ?

PREMIER HOBEREAU

Savez-vous bien qu'en été il n'y a rien de meilleur?

DEUXIÈME HOBEREAU

Moi, je trouve qu'il n'y a rien de si commode que de ne se botter qu'avec des guêtres.

DORANTE

Vous avez raison. Mais mon père, quel équipage est-ce là ?

SCiÈNE XXX

Page 1