MONSIEUR ET MADAME BERNARD, ÉRASTE, LA FLÈCHE, MONSIEUR GRIFFARD
ÉRASTE
Non, Monsieur, n'appréhendez rien.
MONSIEUR BERNARD
Ah! ah! Monsieur, que venez-vous faire chez moi? Ne vous ai-je pas fait dire...
ÉRASTE
Écoutez-moi , s'il vous plaît , et vous ne vous plaindrez pas que je sois chez vous, assurément. La sottise qu'a faite un de vos valets, de tuer un cerf qui s'était sauvé chez vous, et qu'on a trouvé caché dans votre écurie, suffirait pour renverser une fortune encore mieux établie que la vôtre ; et je ne sais même si mon oncle ne risquera pas la sienne en ne poussant pas la chose. Cependant, Monsieur, si vous voulez hien que j'aie l'honneur d'être votre gendre, il n'en sera jamais parlé.
MONSIEUR BERNARD
Non, Monsieur, et je ne donnerai ma fille qu'à un homme qui achètera ma maison ; car je m'en veux défaire.
ÉBASTE.
Qu'à cela ne tienne, Monsieur, je vous rendrai tout ce qu'elle vous a coûté, et vous y serez toujours le mattre.
MONSIEOR BERNAHD.
Non, s'il vous plait, et vous commencerez, dès aujourd'hui mème^ à en faire les honneurs et la dépense.
ÉRASTE
De tout mon cœur.
MONSIEUR BERNARD
Eh bien ! je vous donne donc ma fille pour être -s^ défait de ma maison.
ÉRASTE
Allons rejoindre la compagnie, je voudrais bien qu'elle fût plus nombreuse.
MADàME BERNARD.
Mais^ le pauvre Dorante a sur les bras une fort mauvaise affaire.
ÉRASTE
Nous accommoderons tout. Madame, et ces Messieurs qu'il avait amenés ne refuseront pas d'être des noces.
LA FLÈCHE
\ Mon maître n'est pas mal dans ses affaires, avec une jolie femme et une maison de bouteille, il , aura plus d'amis qu'il ne voudra.
Fin de la Maison de Campagne.
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LES TBOIS COUSIBIS
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