BLAISE, LOUISON, MAROTTE
BLÂISE, seul,
Pargué, bon ! le vêla justement de l'hiraeur qu'il faut pour bailler un bon acheminement à ce que j'ai envie qui arrive. 11 querellera Colette, illatormentera, la parsécutera, et ça la hâtera mieux de m'aimer, c'est ce que demande. J'ai queuque doutance qu'aile ne me hait pas, et je voudrais bian par queuque moyen que cette doutance-là devenît une çartitude.
LOUISON
Bonjour, Monsieur Biaise.
BLAISE
Je vous baise bian les mains, Mademoiselle Louison.
MAROTTE
Votre servante, Monsieur Biaise.
BLAISE
Votre valet, Mademoiselle Marotte.
LOUISON
Je croyais que ma cousine Colette était avec toi?
BLAISE
Bon ! avec moi? son père ly a défendu qu'aile me parlit.
On lui a défendu de te parler?
BLAISE
Oui, voirement.
LODISON.
Je vous le disais bien, ma sœur, qu'elle avait quelque chose.
MAROTTE
Oui, justement, c'est de ça qu'elle est si chagrine.
BLAISE
Aile est chagrine de ça? vous le croyez?
MAROTTE
Si je le crois! Oh! je suis assez dans sa confidence...
LOUISON
Oh ça, ma sœur, vous tairez-vous? voilà comme vous êtes. Ne pouvez-vous vous empêcher de dire tout ce que vous savez? je n'ai jamais vu de fille si babiliarde !
BLAISE
Hé ! laissez-la babiller, Mademoiselle Louison ; dites, dites. Mademoiselle Marotte, je vous en prie?
MAROTTE
Non, non, ma sœur a raison, Colette ne veut pas que tu le saches.