SCÈNE VII
DORIMËNE, LA COMTESSE, GLITANDRE,
LISETTE
LA COMTESSE
Ah ! ah ! le troupeau se rassemble à la fin. Voilà Clitandre le bel esprit.
CUTANDRE.
Madame, je vous donne le bonjour.
LA COMTESSE
Qu'il est triste, ma bonne! Bonjour, Clitandre. Allons I gai ! gai ! Il perdit hier son argent, je
CLITANDRE
Eh ! Madame, plût au ciel que j'eusse perdu mille pistoles, et qae ce malheur-là ne fût point arrivé.
DORIMÈNE
Ah! Clitandre, que je vous sais bon gré d'être sensible à cet accioent.
LA COMTESSE
Comment donc? que voulez-vous dire? Vous êtes, je crois, de concert pour me plaisanter l'un et l'autre. Plus je vous regarde, et moins je vous comprends tous deux. Quel malheur? quel accident? De quoi parlez-vous? Il semble que vous prévoyiez la fin du monde, et qu'elle soit prête d'arriver.
CLITANDRE
Madame la comtesse ignore apparemment que le lansquenet est défendu.
LA COMTESSE
On a défendu le lansquenet?
CUTANDRE.
Eh, oui. Madame, on a défendu le lansquenet !
LA COMTESSE
Vous vous moquez, Clitandre, cela ne se peut pas, et c'est comme si l'on défendait de dormir.