‹ Théâtre choisi illustréChapitre 27 sur 191 · ACTE p REMI m — ;r.j · texte numérisé non relu

ACTE p REMI m — ;r.j

Reprends ta liberté, remporte tes richesses, A l'or de ces rançons joins mes justes largesses : / Au lieu de dix chrétiens que je dus faccorder, L Je t'en veux donner cent ; tu les peux demander. Qu'ils aillent sur tes pas apprendre à ta patrie Qu'il est quelques vertus au fond de la Syrie ; Qu'ils jugent en partant qui méritait le mieux, Des Français ou de moi, l'empire de ces lieux '. Mais parmi ces chrétiens que ma bonté déUvre Lusignan ne fut point réservé pour te suivre :^ De ceux qu'on peut te rendre il est seul excepte ; Son nom serait suspect à mon autorité : Il est du sang français qui régnait à Solyme ; On sait son droit au trône, et ce droit est un crime. Du destin qui fait tout tel est l'arrêt cruel : -iji j'eusse été vaincu, je serais criminel. Lusignan dans les fers finira sa carrière . Et jamais du soleil ne verra la lumière. Je le plains, niais pardonne à la nécessité Ce reste de vengeance et de sévérité.

Pour Zaïre, crois-moi, sans que ton cœur s'oflensc. Elle n'est pas d'un prix qui soit en ta puissance ; Tés chevaliers français, et tous leurs souverains. S'uniraient vainement pour l'ôter de mes mains. Tu peux partir.

NÉRESTAN

Qu'entends-je? Elle naquit chrétienne.

J'ai pour la déUvrer ta parole et la sienne : Et quant à Lusignan, ce vieillard malheureux. Pourrait- il...?

OROSMANE

Je t'ai dit, chrétien, que je le veux. J'honore ta vertu ; mais cette humeur altièrc. Se faisant estimer, commence à me déplaire : Sors, et que le soleil levé sur mes États Demain près du Jourdain ne te retrouve pas.

FATIME

O Dieu, secourez-nous !

OROSMANE

Et vous, allez, Zaïre, Prenez dans le sérail un souverain empire ;

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