‹ Théâtre choisiChapitre 18 sur 178 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Et que de mon courroux vous sentirez l'effet.

HECTOR, à Valère.

Votre porc a raison.

GÉRONTE

Comme le voilà fait !

Débraillé, mal peigné, l'oeil hagard ! A sa mine. On croirait qu'il viendrait, dans la forêt voisine. De faire un mauvais coup.

HECTOR, à part.

On croirait vrai de lui :

Il a fait trente fois coupe-gorge* aujourd'hui.

GÉRONTE

Serez-vous bientôt las d'une telle conduite? Parlez, que dois-je enfin espérer dans la suite?

VALÈRE

Je reviens aujourd'hui de mon égarement. Et nt veux plus jouer, mon père, absolument.

HECTOR, à part.

Voilà du fruit nouveau dont son fils le régale,

GÉRONTE

Quand ils n'ont pas un sou, voilà de leur morale.

VALÈRE

J'ai de l'argent encore ; et, pour vous contenter. De mes dettes je veux aujourd'hui m'acquitter.

GÉRONTE

S'il est ainsi, vraiment, j'en ai bien de la joie, HECTOR, bas, à Valère,

Vous acquitter, monsieur! avec quelle monnoie?

VALÈRE, bas, à Hector.

Te tairas-tu ?

{Haut, à son père.) Mon oncle aspire dans ce jour A m'ôter d'Angélique et la main et l'amour :

Page 1