SCÈNE PREMIÈRE : ANGÉLIQUE, NÉRINE
NÉRINE
En vain vous m'opposez une indigne tendresse, Je n'ai vu de mes jours avoir tant de mollesse. Je ne puis sur ce point m'accorder avec vous. Valère n'est point fait pour être votre époux ; Il ressent pour le jeu des fureurs non pareilles. Et cet homme perdra quelque jour ses oreilles.
Le temps le guérira de cet aveuglement.
NÉRINE
Le temps augmente encore un tel attachement.
ANGÉLIQUE
Ne combats plus, Nérine, une ardeur qui m'enchante Tu prendrais pour l'éteindre une peine impuissante. Il est des nœuds formés sous des astres malins. Qu'on chérit malgré soi. Je cède à mes destins.