‹ Théâtre choisiChapitre 71 sur 178 · I. Expicsàiou du jeu de la Vendôme · texte numérisé non relu

I. Expicsàiou du jeu de la Vendôme

VALÊRE

Non pas, monsieur.

HECTOR, à Géroiiie.

Ce sont des vapeurs de morale Qui nous vont à la tête, et que Sénèque exhale.

GÉRONTE

Qu'est-ce à dire, Sénèque?

HECTOR

Oui, monsieur : maintenant Que nous ne jouons plus, notre unique ascendant. C'est la philosophie, et voilà notre livre ; C'est Sénèque.

GÉRONTE

Tant mieux : il apprend à bien vivre.

Son livre est admirable et plein d'instructions. Et rend l'homme brutal maître des passions.

HECTOR

Ah ! si vous aviez lu son traité des richesses.

Et le mépris qu'on doit faire de ses maîtresses ;

Comme la femme ici n'est qu'un vrai rémora*.

Et que, lorsqu'on y touche... on en demeure là...

Qu'on gagne quand on perd... que l'amour dans nos âmes.

Ah ! que ce livre-là connaissait bien les femmes !

GÉRONTE

Hector en peu de temps est devenu docteur.

HECTOR

Oui, monsieur, je saurai tout Sénèque par cœur.

GÉRONTE, à Valère. Je vous cherche en ces lieux avec impatience. Pour vous dire, mon fils, que votre hymen s'avance. Je quitte le notaire, et j'ai vu les parents. Qui, d'une et d'autre part, me paraissent contents. Vous avez vu, je crois, Angélique? et j'espère Que son consentement...

VALÊRE

Non, pas encor, mon père.

î. Rémor». Hector vient de lire le mot dans Sénèqu».

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