‹ Théâtre choisiChapitre 209 sur 375 · UN GARDE · texte numérisé non relu

UN GARDE

Qui croit un prisonnier toutefois le hasarde.

ADRIEN

Mon ardeur et ma foi me gardent sûrement ;

N’avancez rien qu’un pas, je ne veux qu’un moment.

(Flavie et les gardes sortent.)

Ma chère Natalie, avec quelle allégresse Verras-tu ma visite acquitter ma promesse !

Combien de saints baisers, combien d’embrassements Produiront de ton cœur les secrets mouvements !

Prends ma sensible ardeur, prends conseil de ma flamme ; Marchons assurément sur les pas d’une femme :

Ce sexe qui ferma, rouvrit depuis les deux ;

Les fruits de la vertu sont partout précieux ;

Je ne puis souhaiter de guide plus fidèle.

J’approche de la porte, et l’on ouvre. C’est elle.

Enfin, chère moitié...

Page 1