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ACTE II, SCÈNE IV

ALEXANDRE

Croyant que Cassandre était de la partie...

THÉODORE

A peine deux moments ont suivi sa sortie.

ALEXANDRE

Et sachant à quel point ses charmes lui sont doux,

Je l’avais averti de se rendre chez vous.

Pour vous solliciter vers l’objet qu’il adore D’un secours que je sais que Ladislas implore.

Vous connaissez le prince, et vous pouvez juger Si sous d’honnêtes lois Amour le peut ranger :

Ses mauvais procédés ont trop dit ses pensées ;

On peut voir l’avenir dans les choses passées.

Et juger aisément qu’il tend à son honneur.

Sous ces offres d’hymen, un appât suborneur.

Mais, parlant pour le duc, si je vous sollicite De la protection d’une ardeur illicite.

N’en accusez que moi ; demandez-moi raison Ou de son insolence ou de sa trahison.

C’est moi, ma chère sœur, qui réponds à Cassandre D’un brasier dont jamais on ne verra la cendre.

Et du plus pur amour de qui jamais mortel Dans le temple d’hymen ait encensé l’autel.

Servez contre une impure une ardeur si parfade.

THÉODORE, s'appuyant sut* Léonor.

Mon mal s’accroît, mon frère ; agréez ma retraite..

(Elle soit avec Léoiiur.)

ALEXANDRE

O sensible contrainte ! ô rigoureux ennui D’être obligé d’aimer dessous le nom d’autrui !

Outre que je pratique une âme prévenue.

Quel fruit peut tirer d’elle une ffamme inconnue ?

Et que puis-je espérer sous ce respect fatal Qui cache le malade en découvrant le mal ?

Mais, quoi que sur mes vœux mon frère ose entreprendre. J’ai tort de craindre rien sous la foi de Cassandre,

Et certain du secours et d’un cœur et d’un bras Qui pour la conserver ne s’épargneraient pas.

VENCESLAS

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