ACTE III, SCÈNE II
Qui donne toute une ânae en veut aussi d’entières,
Et, quand vos intérêts m’ont fourni des matières.
Pour les bien embrasser, ce cœur vraiment ami Ne s’est point contenté de s’ouvrir à demi.
Et j’ai, d’une chaleur généreuse et sincère.
Fait pour vous tout l’effort que l’amitié peut faire. Cependant vous semblez, encor mal assuré.
Mettre en doute un serment si saintement juré ;
Je lis sur votre front des passions secrètes.
Des sentiments cachés, des atteintes muettes.
Et, d’un œil qui vous plaint, et toutefois jaloux,
Vois que vous réservez un secret tout à vous.