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SCÈNE IV

LES MÊMES ; PALMIRAS,

PALMIRAS.

J’en apporte un contraire, et viens vous le défendre.

COSROES.

NARSÉE.

Me connaissez-vous, prince?

PALMIRAS.

Oui, Madame, et connois Ce que vous me devez et ce que je vous dois.

Mais il n’est pas saison de m’ouvrir davantage.

(Sardarigue sort avec les gardes.) NARSÉE.

L’État de vos conseils tire un grand avantage;

Le trouble qui l’agite, et que vous y semez.

Et les puissants partis que vous avez formés Ont fait naître un divorce en la maison royale.

Qui part d’un zèle ardent et d’une âme loyale.

PALMIRAS.

Ce divorce vous monte en un si haut degré.

Que vous serez ingrate, ou vous m’en saurez gré.

NARSÉE.

La reine étant aux fers, toute grandeur m’est vaine.

PALMIRAS.

L’État ne connaît plus et n’a que vous de reine.

NARSÉE.

Vos devoirs, en elfet, me le montrent assez.

PALMIRAS.

Je vous en ai rendu plus que vous ne pensez.

NARSÉE.

Entre autres, ce dernier prouve fort votre zèle.

PALMIRAS.

Vous saurez quelque jour si je vous suis fidèle.

NARSÉE.

Si l’on craint pour le roi, je réponds de ses jours.

PALMIRAS.

J’en réponds sans vos soins et sans votre secours.

NARSÉE,

J’admire quelle ardeur son salut vous excite.

PALMIRAS.

Le temps vous en fera connaître le mérite.

NARSÉE.

J’ai, malgré mon courroux, du respect pour le roi.

PALMIRAS.

Quand vous me connaîtrez, vous en aurez pour moi.

NARSÉE.

Quel objet de respect ! l’ennemi de ma mère!

PALMIRAS.

Votre mère plutôt m’a toujours été chère!

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