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SCÈNE IV

DELILLE, DESROCRES, MADAME SENNEVILLE, MADAME GUIBERT, FLORE, MADEMOISELLE VERNON, VERNON, RIFLARD; FRANÇOIS et UNE SERVANTE portant un falot.

UADAMB GUIBERT, arrivant la première, précédée de François qui porte un falot.

Je vous assure, mademoiselle, que je vous avais donné deux fiches, je m'en souviens parfaitement.

MADEMOISELLE VERNON

Je puis vous certifier, madame, que c'est vous qui avez oublié de me les donner ; le coup était assez important; il y avait longtemps que je l'at-

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tendais, et j'étais si contente quand le Taperçust Je ne craignais pas qu'on me renievât, j'étais tout en cœur.

VfiRNON.

Encore quelque extravagance! de qui parlezvous là, s'il vous platt?

MADEMOISELLE VERNON

De Quinola, mon frère.

YERNON.

Ahl passé pour Quinola.

MADAME SENNEVILLB.

Eh quoi! mesdames, vous vous retirez sitôt?

MADAME GUIBERT

Sitôt! il est huit heures et demie tout à l'heure.

MADAME SENNEVILLB.

Je ne veux pas être importune. Vous me permettrez de retourner auprès de mon oncle.

RIFLARD, à madame Senneville,

Adieu, belle dame; croyez certainement...

MADAME SENNEVILLB, bas ù Riflard,

Prenez garde, on nous épie. (Hcmt,) Votre très humble servante, mesdames; à demain à trois heures précises, je vous en prie.

(Elle rentre chez elle,) DESROCHBS, à madame Guibert,

Voudriez- vous accepter mon bras jusque chez vous, madame?

MADAME GUIBERT

Je vous rends grâce, monsieur; nous demeurons à deux pas, et je n'ai besoin du bras de personne. Passez devant nous, François; et vous, mademoiselle, prenez garde à la manière dont vous marchez, je vous en prie.

FLORE

Oui, ma mère.

MADAME GUIBERT

Votre très humble servante, mademoiselle Vernon ; soyez certaine que je vous ai donné vos deux fiches.

YBRNON.

Puisque madame vous le dit, il faut bien que cela soit.

MADEMOISELLE VERNON

En vérité, on n'a pas plus de guiçnon que moi. Encore cinquante fiches que je perds, sans comp-

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ter les cartes que Ton paie fort cher, par papen thèse, chez madame Sennevillo.

VERNON

Et pourquoi joues*- tu?

MADAME GUIBERt.

Adieu, messieurs; je suis enchantée que vous soyez aussi bien dédommagés, et qu*aucuu obstacle n'empêche madame Sennevîlle de vous donner Tasyle et tes soins que j'ai été forcée de vous refuser. (Elle sort avec sa fille et François^)

Adieu, messieurs; vous voilà logés irrévocablement. Allons, Suzanne, éclairez-nous.

(Il sort avec sa sœur et la servante,) RIFLARD.

Bonsoir, messieurs, nous nous reverrons.

{Il rentre chez lui,)

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