SCÈNE XIV DURVILLE, DUHAUTCOURS
i DUflAUTGOURS.
! Quelle sottise tous auriez faite de renoncer à Yotre fête, mon ami I c'est un coup d'œil enchanteur, ravissant. Ces lustres, ces femmes, ces plumes, ces paillettes éblouissantes... Votre salon ressemble a un ballet de TOpéra. Voilà une fête qui vous fera beaucoup d'honneur.
DITRVILLE.
Oh I oui, beaucoup, je le croîs. Parlons de notre affaire.
DUHAUTCOURS.
Eh bien! notre affaire, elle est sûre; nos amis sont prêts, tous les rôles sont distribués. J*ai fait dresser Tacte sous mes yeux, et demain matin...
Mais êtes-YOus bien sûr, mon ami, que nous soyons en règle?
DUHAUTCOURS.
Parfaitement en règle, mon cher; Dieu merci, je sais mon métier, et nous leur faisons un si beau sorti Combien y a-t-il de gens qui voudraient trouver vingt pour cent de leurs créances?
DURVILLE
Et ce malheureux ValmonU qui me force pour ainsi dire de prendre vingt mille francs qu'il place chez moi.
DUHAUTCOURS.
En vérité I quand je vous ai dit que cette fête allait doubler votre crédit.
DURVILLE
Ohl je vais lui rendre...
DUHAUTCOURS.
Gardez-vous-en bien ; vous feriez soupçonner... Il les perdrait au jeu. C'est vous seul que je crains, mon cher Durville. Vous n'avez pas de force de caractère, de fermeté. Et ceux qui ont acheté, revendu, centuplé leurs capitaux; et ceux qui prêtent sur des gages qu'ils vendent, qui ne vivent
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que de çots-de-vin sur les marchés ; et les caissiers qui font valoir, et les dépositaires qui s'earichissent, et ceux qui ont remboursé avec des assignats! eh bieal tous ces geus-là ont fait leurs opérations aTec une sécurité de conscience que 70US devriez avoir. Songez que vous recevez ce soir vos amis.
DURVILLB.
Allons, puisque le sort en est jeté... Mais ne restons pas plus longtemps ensemble.