‹ Théatre choisiChapitre 161 sur 418 · CIERS · texte numérisé non relu

CIERS

DUHAUTCOURS , allant au-devant des personnages

qui entrent.

Donnez -VOUS la peine d'entrer, messieurs; M. Durville va paraître dans Tinstant. Asseyezvous donc, je vous en prie.

MARASCHINI.

Nous asseoir! Il est poli.

DUHAUTCOURS.

Voilà un siège, monsieur Graff.

GRAFF

Mille remerciements, monsieur Duhautcours.

DUHAUTCOURS.

Vous restez debout, monsieur Fiammeschi.

FIAMMBSCHI. «

Oui, monsieur, c'est mon habitude. (A Maraschini.) Qu'est-ce que c'est donc que ce M. Grafî, comme il l'appelle?

XARASCHmi.

Un de ses bons amis qui fait son état d'être créancier; je le parierais sans le connaître.

FIAMMESCHI.

Vous croyez... Il a l'air d'un saint.

DUHAUTCOURS.

C'est une circonstance bien fâcheuse qui nous rassemble, messieurs.

GRAFF

Ah! certainement, bien fâcheuse!

DUHAUTCOURS.

Qui se serait douté hier, monsieur Fiammeschi, pendant qu'on admirait votre feu d'artifîce , que ce matin nous nous trouverions ici comme créanciers de M. Durville?

MARASCBINI,

Créancier, yousl

DUHAUTCOURS.

Hélas! oui, mon cher Maraschini, j'y suis comme vous, et c'est dur pour, moi qui ne suis pas avancé! eh bien! je n'ai pas eu le courage d'en vouloir à Durville. il avait un air si pénétré...

166 DUHAUTC0UR8.

Ohl cet éyénement-ci le tpera; et sa femme... En Yérité, cela tire de^ larmes des yeux.

ORÀFF.

Cependant il est bien cruel de perdre...

FIAMM£SGHI.

Eh bieni entendez-vous quelque chose à cet homme-là? Le voilà qui pleure à présent.

DUHAUTCOURS.

Oui, sans doute, ces événements-là sont faits

{>our inspirer des réflexions... Quand on pense à 'instabilité des fortunes, on est tenté de s'enfuir dans un désert. Car il est incroyable... Ahl voilà M. Durville.

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