ACTE lY. SGSNB Y
GRAFF
Ouï, pour les déjouer.
HARASGHINI.
C'est cela ; chacan fera valoir ses droits à son tour.
FUHMESGHI.
Du silence et procédons à notre affaire.
YALMOKT.
Il faut convenir qu'il est bien cruel...
{Tout le monde $*as$ied,) DUHAUTGOUBS.
Comme je vous le disais, messieurs, ce n'est pas sans la plus vive douleur que M. Durville...
FRANVAL
Il y a sans doute quelqu'un ici chargé de nous présenter l'étai de situation de notre débiteur.
DUHAUTCOURS.
Oui, vraiment; M. Ledoux, homme de loi, que voilà.
FBANVAL.
Faites, je vous prie, qu'il remplisse son ministère; ce n'est pas pour entendre les phrases de monsieur que nous sommes réunis.
DUHAUTCOURS.
U me semble qu'il est bien permis à l'amitié...
HARASGHINI.
Ce monsieur-là a raison.
FIAMMESGHI.
Et ses phrases valent bien les vôtres, un homme de mérite I
GRAFF
En effet... C'est juste.
DURVILLB.
Je vous sais gré dé votre zèle, mon ami... mais puisqu'il déplaît à -ces messieurs... (A Udoux,) Lisez, je vous prie, monsieur, l'acte que vous avez rédigé.
LBDOUX.
C'est un simple projet. (Lisant,) « Par-devant les « notaires publics, etc. » (S^interrompant,) L'acte définitif sera par-devant notaire. « Furent présents « Antoine Durville, d'une part; et... tels et tels... « vos noms, prénoms et qualités, etc., tous créan-
lu
170 DUHAUTCOURS.
« ciers dudit Durville, d'autre part ; leqnel An- « toi ne Durville a exposé à sesdits créanciers que « des spéculations malheureuses, des pertes mul- « tipliées et imprévues avaient été précédemment a supportées par lui avec courage et résignation, <c et qu'il avait vu s'évanouir sans se plaindre plus « de la moitié de sa fortune. »
UARASGHINi.
Et si vous aviez perdu la moitié de votre fortune, pourquoi donniez-vous des fêtes?
DUHAUTCOURS.
C'est style de notaire, mon cher Maraschini ; n'interrompez donc pas.
LEDOUX, eontinuani, (< Mais que, primo, les divers intérêts ({u'il « avait sur différents corsaires se trouvent anean- « tis par la prise desdits corsaires. »
FIÂUMBSCHI.
Oui, style de corsaire.
LEOOUX, continuant.
<( Secundo, plusieurs faillites qu'il vient d'éprou- « ver coup sur coup sur les places de Vienne, (c Hambourg, Cadix, et autres villes commerçantes « de l'Europe, lui ayant enlevé le reste de ses « moyens, il se voit réduit à réclamer l'indulgence « de ses créanciers. »
FRANVAL
Un moment. Je demande...
LEDOUX, continuant.
« En conséquence... »
FRANVAL
C'est tout simple, des corsaires, des faillites, des malheurs, c'est le protocole ordinaire de tous les actes de cette sorte; on en déguise les phrases, mais le fonds est toujours le môme.
DUBAUTCOUAS.
Il est incroyable que l'on interrompe ainsi un officier public; je réclame, moi, la continuation de la lecture.
FBAl^YAL.
Ne vous fâchez pas, honnête homme; je demande seulement où sont les titres, les preuves, les pièces justificatives de iojtùi* ces allégations ?
ACTB IV, SCÉNB VI. 171
FIAHMESCHI.
Voilà ce que c*est ; il parle bien : et que me font à moi vos spéculatioas et vos corsaires? Voilà le mémoire de mes illuminations, et il me faut de l'argent.
MARASCHINI.
Gomme à moi; et puisque monsieur est ujl homme de justice, j'espère qu'il me fera payer.
GRAFF
n est certain que nous ne devons pas entrer...
YALMONT.
Vous ne me prouverez pas que mes vingt mille francs aient été placés sur vos corsaires.
PRUDENT
On se dispute, je crois.
DUHAUTCOORS.
On vous les fournira les preuves ; mais remar-
3uez donc que ceci n'est qu'un simple projet 'acte que vous allez signer, en cas que...
DURVILLB.
Ahl mes amis, je voudrais de grand cœur vous satisfaire ; mais tout ne doit-il pas être égal entre mes créanciers?
DUHAUTGOURS.
La paix, mes amis, la paix; entendons-nous,
Ï>oint de bruit. Si l'on met le feu dans l'aiTaire, si 'on dispute au lieu de se rapprocher, nous perdrons tout