‹ Théatre choisiChapitre 173 sur 418 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

frânyal, delorhe, marâschini.

FRANYAL, une lettre à la main.

Oui, j'aime à le croire avec vous, M. Durville n'est point encore tout à fait un malhonnête homme ; aussi vous voyez que je n'hésite pas à me rendre au rendez-vous qu'il demande : sa femme, son neveu méritent tout notre intérêt. C'est donc contre ce Duhautcours que nous devons réunir tous nos efforts; si nous pouvons l'écarter du contrat d'union, M. Durville perd à jamais l'espérance de parvenir aux trois quarts en somme.

MARASCHINI.

Eh bieni monsieur, tous les créanciers s'en rapportent à vous, vous êtes leur homme. Nous serons trop heureux de parvenir à être payés, grâce à un sacrifice supporté par toute la masse. Je vous l'ai dit, je connais, moi, tous les créanciers de ce Duhautcours; il y a4es billets, des

180 BDHAIÎTCOURS.

obligations, des lettres de change, des prises de corps; nous aurons cela pour rien.

FRANYAL.

Allez donc, mon cher Delorme, avec M. Maraschini. Je vous ai confié les fonds nécessaires; je vous connais autant d'intelligence que de probité. Tous ces gens-là, dont la plupart attendent depuis dix ans, doivent être raisonnables et se trouver très heureux.

DELORME

Soyez tranquille, je remplirai scrupuleusement VOS intentions. La faiblesse de Durville, la bonté de sa femme, la délicatesse de son neveu, méritent sans doute que nous ne négligions aucun effort pour lui sauver l'honneur et le ramener à la probité.

MARASGBINI.

Avant une heure vous serez content.

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