‹ Théatre choisiChapitre 178 sur 418 · DURVILLE, MADAME DURVILLE · texte numérisé non relu

DURVILLE, MADAME DURVILLE

MADAME DURVILLE

n est seul. Approchons. Mon lami..,

DURVILLE

C'est vous, madame?

MADAME DURVILLE

Dur ville, est-ce ainsi que vous devriez me recevoir?

DURVILLE

Pardon; je sens mes torts.

MADAME DURVILLE

Nous sommes sans doute bien à plaindre; mais j'en juge par le mien, ton cœur n'a aucune action blâmable à se reprocher.

DURVILLE, à part.

Ciel! j'allais lui avouer... Malheureux Durville, en es-tu venu au point de rougir même aux yeux jde ta femme?

186 DUHAUTCOURS.

MADAME DURYILLS.

Mon ami, tu le sais, dans toutes les occasions importantes je me suis toujours laissé guider par toi. Aujourd'hui permets-moi d*avoir une volonté. Tu me parlais hier de cette séparation de biens entre nous.

DnRyn.LB.

Eh bien ?

MADAME DURVILLE

Permets-moi d'y renoncer. Je le dois , et tu dois y consentir ; je suis trop heureuse , si , au prix de quelque aisance, je peux t'épargner de nouveaux malheurs.

DURyUiLE.

Ma bonne amie, ce sacrifice de ta part, ton amitié, ta confiance ont déjà versé un baume salutaire sur mes blessures. Tu m'encourages. Non, ne renonce pas à cette séparation ; rends-la utile au contraire à mes créanciers. Charge-toi de les payer, et joins à ta fortune ce portefeuille... (f/ lui remet un portefeuille,) Û contient huit ceut mille francs.)

MADAME DURVILLE

Huit cent mille francs I Et qui a pu te procurer cette somme?

DURyn.LB.

Fais-en l'usage que je te prescris, et de grâce ne m'interroge pas.

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