EUGÈNE, MADAME MUSARD, MUSARD, LE COMMIS, L'HUISSIER
MUSARD
Ah, sans doute, je signe, je ânis. Ce cher Lerond 1 comme je l'ai méconnu I
l'huissier.
Enfin, monsieur, vos préaoms?
MUSARD
Mes prénoms, c'est juste... Moi qui croyais qu'il ne venait à Paris que pour agir conlre moi.
MADAME MUSARD
Écrivez, monsieur, Jacques-Alexandre.
MUSARD
Jacques-Alexandre, c'est cela même.
[Vhuiitier iort,) LE COMMIS.
Ainsi, monsieur, vous consentez à signer?
MUSARD
Comment! si j'y consens? je croirais manquer à la reconnaissance, si je ne ratifiais pas tout ce qu'a fait ce cher Lerond.
EUGÈNE, lui présentant une plume.
Mon père, voici la plume.
MUSARD
Ah I j'approuve ton impatience, elle est naturelle... Mais, dis-moi donc; tu as donc couru partout avec lui?
BUGÂNE.
Eh ! mon père, je ne vous donnerai aucune explication que vous n'ayez signé.
MUSARD
Tu as raison. Ah! mon Dieu! la mauvaise plume! donne-moi donc un canif que je la taille.
EUGÈNE
Tenez, mon père, en voilà une autre.
SCiNK XXXVI. 9S7
MDSARD.
AII0D8, allons, je me dépèche. {Il tigne et $e Itve.) Maintenant, dis-moi...
MADAME MUSARD
Mais il y a encore la transaction.
MUSARD, signant.
Ah I la transaction... C'est que je suis d'une joie,
d'un contentement... {Madame Musard, croyant qu*il a ftni^ veut retirer le papier,) Attendez donc, et mon
paraphe donc! Diable 1 c'est important I Grâce à mon paraphe, je suis peut-être le seul négociant dont on ne puisse contrefaire la signature. Là, voilà ce que c*est. (// »e lève.) J'espère qu'à présent tu vas me conter... (le eommii sort.)