DORVILÉ, MARCELIN, MADAME DE SAINT-PHAR, DELORME, GEORGEITE
MARCELIN, à Dumont qui sort.
Bonjour. UGeorgette.) Ëh bien?
Ils ne veulent pas, et mon père n veut plus.
MARCELIN
Oui! je vais leur parler, moi. Monsieur et madame... d'abord, je suis bien votre serviteur. DORVILÉ, en prenant et essuyant ses lunettes.
Eh bien! qu'est-ce que c'est? Que nous voulezvous, mon ami? J'ai dit à Delorme ce que je pensais de ce beau projet de mariage; qu'il vous donne sa ûlle, il en est bien le maître, mais qu'il ne compte plus sur moi...
MARCELIN
Mais cependant, monsieur...
C'est bon; ne nous importunez .pas davantage.
DELORME
C'est juste; laisse monsieur lire sa lettre.
DORVILÉ.
Oui, sans doute. Tout est dit, c'est fini, ne m'en
parlez plus... {À madame de Saint-Phar.) Je n'étais
pas inquiet, oh! non : j'ai fixé la fortune; mais, ma foi, j'aime mieux tenir... {En lisant la lettre,) Ah! grand Dieu! ah! mon Dieu!
MADAME DE SAINT-PHAR
Eh! quoi donc?
DORVILÉ.
C'est un coup de foudre. Scélérat de Frémon 1 il a pris la fuite.
AOTB I, SCÈNE IX. 245
MADAME Dis SAINT-PBAR.
Qae dites- vous, mon frère?
DORYILÉ.
Tous mes fonds, tous les vôtres, sont perdus.
MADAME DE SAINT-PHAB
Ciell
DORYILE.
Je suis ruiné, abîmé, anéanti.
Je me meurs. {Elle s'évanouit,)
OEORGBTTE.
Elle se trouve mal. Monsieur, madame votre sœur...
DORVILB.
Eh bien! secourez-la, prenez soin d*elle. Des chevaux; que je parte, que je vole; ne dites rien, n'ébruitez pas... je vous en conjure, mes amis; c'est une fausse nouvelle. Quand elle serait vraie, j'ai des ressources, je suis encore très riche, très opulent, je vous prie de le croire, (à part.) Ah ! mes chères richesses, faut-il que je vous perde encore plus vite que je ne vous ai gagnées!
(// êort.)
Madame, revenez à vous.
MADAME DE SAINT-PHAR
Ah ! mes amis, mon pauvre Marcelin, mes bons amis, plaiçnez-moi, ne m'abandonnez pas... Non, laissez-moi; je pars avec mon frère; c'est un étourdi, un extravagant; et je n'ai que ce que je mérite, puisque je me suis confiée à lui.
(Elle sari,)