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SCÈNE II DORVILÉ, DUMONT

DUMONT

Ehl mon Dieu! monsieur, me voilà.

DORVILÉ.

Je vous trouve bien impertinent de me faire attendre.

DUMONT

j Ma foi, monsieur, c'est bien le moins que les

domestiques aient le temps de dîner après les maîtres.

DORVILÉ.

Que fait ma sœur?

DUMONT

Elle est dans le jardin avec monsieur.

Monsieur qui?

f70 LBS MARIONNETTES.

DUMOIfT.

Eh! mais vraiment, monsieur, le maître de ]a maison.

DORTILÉ.

Ab! fort bien. M. Marcelin. A-t-îl assez ri, cbanté, imposé silence à tout le monde pendant le dtner? Que de projets! que de châteaux en Espagne ! J*ai été comme cela. Priez Yalberg de venir me trouver ici.

DÇMONT.

M. Yalberg! il est parti.

DORVILÉ.

Comment, parti I

DUMONT

Mais oui, monsieur; à peine avait-on pris le café qu'il s'est éclipsé.

DORVILÉ.

Ah! diable! cela me contrarie. Enfin, me voilà plus riche que je ne désirais Têtre quand j'ai commencé; je devrais m'en tenir là, vivre philosophiquement dans la retraite. Oh non! quand une lois on a goûté de la fortune... A moins de millions, n'est-on pas toujours pauvre? Dîtes tout bas à ma sœur que je voudrais lui parler. Non, ne lui dites rien. J'ai vu Marcelin lui lancer des regards... Cependant je voudrais savoir.. . Allez donc, Dumont.

DUMONT

Eh ! mais, monsieur, tâchez d'abord de savoir ce que vous voulez; je ne peux pas deviner. Tenez, la voici, madame votre sœur.

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