SCÈNE XIII DELORME, GEORGETTE, GASPARD
GASPARD
Me voilà de retour. Ëb bien! le parrain a-tril donné ^on consentement? A quand la noce?
GEORGETTB.
Ah I monsieur Gaspard, c'est le ciel qui vous envoie ; peut-être parviendrez-vous à lui faire entendre raison. Il est dans son château avec ses belles dames, ses nouveaux amis, les deux notaires... mais c'est égal, vous lui parlerez... Mon père, racontez donc à M* Gaspard...
DELORMB.
Oui, votre ami est un indigne, qui part pour Paris, qui ne veut plus épouser ma nlle.
GASPARD
Ah çà! perdez-vous la tète ? je n'entends rien...
DELORMB.
Gomment, vous n'entendez pas qu'il a acheté un château, qu'il a pris le deuil.
GEORGETTB.
Que ce matin on le trouvait trop pauvre, et qu'à présent on le trouve trop riche.
Marcelin I mon cher Marcelin I il serait devenu riche! Et comment cela, s'il vous plaît?
ACTB XY, 8CâNB X. 287
GE0R6BTTB.
n est bien clair que ces nouveaux amis ne peuvent l'aimer que pour sa fortune; tandis que moi... Regardez donc, j'avais déjà annoncé à tout le village...
GASPABD.
Mais expliquez-moi donc...
DELORME
Venez avec nous, je vous conterai tout cela; il ne faut pas qu'on nous voie ici.
Oui, vous serez notre sauveur; il vous écoutera, vous le ferez rougir.
GASPARD
Comptez sur moi, je lui parlerai. Marcelin riche! j'en suis émerveillé, enchanté, transporté.
DELORME
Ah! qu'on a bien raison de dire que les richesses... Il y a là de ^uoi me rendre philosophe comme il Tétait ce matin.
GEORGETTE, à Gaspard,
Venez, venez, vous allez tout savoir.