SCÈNE II
GASPARD, LÉONARD, GÉLESTINE.
GÉLESTINE.
Qu'est-ce donc que ce domestitjue est venu me 'dire ? Quelqu'un me demande ; j'en ai pâli. Serait-ce mon cousin ?
GASPARD
Non, mademoiselle ; c'est Gaspard, votre serviteur.
CÉLESTINE, avec déaatn»
Vous?
GASPARD
Votre frère peut m'ètre très utile dans la ville où il est employé. Je sollicite une place de commis à pied où à cheval dans les droits? mais ce n'est pas ce motif qui me décide à vous révéler un secret important.
CELESTINE.
Quel secret?
GASPARD
Laissez madame de Sainl-Phar faire la coquette auprès de M. Marcelin.
CÉLESTINE
Plait-il? .
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H y a des hommes bien bizarres, avec leurs per*
Sétuelles irrésolutions; ils ne savent jamais se xer; ils ont autant de testaments que d'années.
GBLBSTINE.
Mais enfin, ce secret?
GASPARD, en confidence,
Marcelin est déshérité. Un second testament révoque le premier.
CÉLESTINE
Ah I mon Dieu 1
GASPARD
C'est M. Léonard qui, en rangeant les papiers de la succession...
Un moment, monsieur, s'il vous plaît.
GASPARD
Ohl vous avez beau dire, ma conscience me fait une loi d'apprendre à mademoiselle...
CELESTINE.
Oui, sans doute; parlez, je vous en prie.
GASPARD
Tenez, il a encore entre les mains le second testament, le codicilJe.
LÉONARD
Le codicille 1
GASPARD
C'est- à-diré, la lettre qui l'annonce; et vite il a fait monter à cheval son maître clerc, pour ramener le notaire de Paris, qui était déjà parti.
LÉONARD, étonné.
Mon maître clerc à cheval I
GASPARD
n ne peut pas avoir fait beaucoup de chemin, le^ maître clerc l'atteindra.
CÉLESTINE
Se pourrait-il ! je cours prévenir mon frère; je n'en parlerai qu'à lui. Ah! mon Dieul quel événement! Vous êtes un bien galant homme de m'avoir prévenue; mon frère vous placera. {Rilesoru)
▲CTB V, SOiNB lY. 807