SCÈNE X
MARCELIN, GASPARD, GEORGËTITE.
GASPARD
Voilà des événements bien extraordinaires, mon pauvre Marcelin ; heureusement tu n'as pas encore tait abattre ta boutique.
MARCELIN
Écoutez, je dois vous l'avouer, j'ai été trop vain, trop sol, pour n'avoir pas d'abord été consterné. S'il est vrai qu'il me déshérite, quel mauvais service m'aura-t-il rendu, mon cousin, de m'enrichir pour me ruiner! (^ue ne m'oubliait-il dans mon état de ce matin! je le défiais de m'appauvrir, je n'avais pas été riche. Grâce à ma fortune d'un moment, j'ai perdu mon estime, celle des autres, et me voilà pîus pauvre que je n'étais.
Un moment, nous ne savons pas encore...
MARCELIN
Non. La fortune est à vous; vous la méritez mieux que moi. Vous avez acquis le droit de me mépriser, et je n'ai pas celui de m en plaindre. Je ne désirerais avoir quelques titres que pour essayer de regagner votre estime en vous les abandonnant.
GASPARD
Allons, mademoiselle, grâce à cet abandon, en dépit de tous les teétaments, vous voilà maîtresse de l'héritage.
6E0R6BTTE.
Eh bien ! je prends la fortune, mais je ne prends pas l'orgueil; et puisque vous vous repentez... Vous vous êtes cru riche, vous m'avez dédaignée; je me crois riche, et je vous épouse.
MARCELIN
Ah ! Georgette ! ah ! ma cousine !