SCÈNE XII
PHILIBERT CADET, JOSEPH
JOSEPH, un billet à la main.
Comme les maîtres vous font courir I
Ah I mon ami, ètes-vous de ce quartier ?
JOSEPH
Oui, monsieur.
PHIUBERT CADET.
Pourriez-vous m'indiquer la demeure d'un M. Duparc, ancien notaire ?
JOSEPH
Vraiment I c'est mon maître.
PHILIBERT CADET
Eh bien 1 conduisez-moi, annoncez-moi.
JOSEPH
Il n'y est pas. Il va partir pour la campagne, et il faut que j'aille le rejoindre bien vite à l'entrée du faubourg Saint-Antoine. Le nom de monsieur, aûnquejelui dise...
PHIUBERT CADET.
Philibert.
JOSEPH
Philibert I Vous seriez monsieur Philibert? Eh bien ! monsieur, c'est à vous que j'aî affaire. Voilà un billet que monsieur m'a chargé de vous remettre.
PHILIBERT CADET
Un billet ! pour moi !
JOSEPH, remettant le billet à Philibert cadet.
Eh I oui, pour vous. Le voilà.
PHILIBERT CADET, prenant le billet.
Pour moi ! Je vois ce que c'est. Mon ami Salomon lui aura si bien parlé de moi... et sachant
LES DBUZ FHILtBKRT.
JOSEPH
Monsieur était si pressé... Lisez.
PHIUBEHT UDET.
Lisons. {/( lu.] M Monsieur Duparc prie monsieur Philibert de lui Taire l'honneur de venir dluer au-
J'ourd'hui à sa maison de campagne. « C'est fort ion Date.
JOSEPH
De plus, monsieur m'a chargé de vous dire que son cousin, M. Pastoureau, allait venir vous
E rendre et vous donner une place dans son cariolet.
pmLlBinT CADET.
Une place dans le cabriolet d'un cousin I c'est encore plus honnête.
JOSBPU.
Eh ! tenez, le voilà H. Pastoureau. J'avais averti son jockef en passant devant sa porte.