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SCÈNE IV

SOPHIE, MARIANNE, DUPARC, MADAME DER- VIGNY, JOSEPH, PASTOUREAU, PHILIBERT CADET.

PHILIBERT CADET, entrant en tcbne et ee frottant

la jambe.

Morbleu 1 voilà un fier butor.

DUPARC

Qu'est-ce donc? qu'avez-vous, mon cher monsieur? <

PHILIBERT CADET, toujours en se frottant la jambe.

Ce n'est rien... J'ai bien l'honneur...

MADAME DBRVIGRY.

Vous vous êtes fait mal?

PHILIBERT CADET

Au contraire... Enchanté... Aie !

SOPHIE, à Marianne,

Ah 1 ma chère, ce n'est pas lui.

MARIANNE, Stupéfaite,

Ce n'est pas lui I

PASTOUREAU, entrant en seine, Y pensez-vous, monsieur? en descendant de voiture vous mêler à la valse des villageois I

PHILIBERT CADET

C'était une gaieté... cela m'a bien réussi... Ce gros paysan qui, en pirouettant, me lance un coup de pied; mais Je n'y pense plus. C'est à monsieur Duparc que j'ai l'honneur de parler? Combien je suis iensibleà l'aimable invitation...!

384 LBS DEUX PHILIBERT.

DUPARC

C'est moi, monsieur, qui vous remercie d'avoir bien voulu Taccepter.

PHILIBERT CADET

Comment donc, monsieur? je n'avais garde de

refuser.

BUPARG.

Vous arrivez bien tard, mon cousin.

PHILIBERT CADET

Ohl c'est ma faute; j'ai promis à M. Pastoureau que je le justifierais.

PASTOUREAU

D'abord, monsieur n'a pas voulu que nous prissions par le faubourg Saint- Antoine.

C'est vrai. Ce faubourg est si long, si triste... (i part,) Ce maraud de tapissier, près les Enfants- Trouvés, qui prétend que je lui dois de l'argent.

PASTOUREAU

Puis, il veut conduire ; et entraîné par la chaleur de la conversation, je ne m'aperçois pas qu'il nous égare au milieu du bois de Ymcennes.

PHILIBERT CADET, en riant.

C'est vrai. Mais n'est-ce pas que je mène bien? J'ai eu aussi un cabriolet, moi qui vous parle. {En saluant madame Dervigny.) C'est madame votre bellemère? Figure noble et respectable. [En i approchant de- Sophie pour la saluer.) Ah 1 Dieu I

DUPARG.

Quoi donc?

PHILIBERT CADET

C'est mademoiselle votre fille?

DUPARC

Oui.

PHILIBERT CADET

Je savais que j'allais voir une charmante personne; mais en approchant de mademoiselle, on se sent encore plus émerveillé... (i Duparc) Les traits de mademoiselle votre fille me rappellent ceux d'une femme... c[ui était plus grande... fort passionnée... Souvenir cher et cruel! Et vous dites donc, monsieur Duparc, que vous avez été l'ami démon père; c'était un bien honnête homme, (prenant «mon ^rove.) Monsieur, qu'il est honorable pour moi que vous vouliez bien reporter sur le

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