DUPARC, MADAME DERVIGNY, SOPHIE, MARIANNE, JOSEPH, PASTOUREAU
PASTOUREAU
Votre serviteur, cousin Duparc; je viens chercher mon chapeau. Bod, le voilà.
Pourquoi, votre chapeau?
PASTOUREAU
Je ne suis pas d'humeur de me trouver à table avec un homme comme M. Philibert.
MADAME DERVIGNY
Que vous a-t-il donc fait de nouveau?
PASTOUREAU
Comment, madame? il me gagne tout mon argent ; et, quand je veux jouer sur parole, il me dit qu'il est fatigué, et il va se camper sur l'escarpolette, en face des fenêtres de la maison. Tenez, le voyez-vous, en l'air, par-dessus les arbres?
MADAME DERVIGMT.
H va se casser le cou.
LB8 DBUX PHILIBSRT.
DUPARC
N'ayez donc pas peur.
PASTOUREAU
Et je ne suis pas le seul qui s'en aille ; M. Derlac a demandé ses chevaux.
MADAME OSBYIONT.
Eh quoi! Derlac aussi?
DUPARG.
Vous voyez; il fait fuir toute ma société.
MADAME DBRViGinr.
loseph 1 allez dire au cocher de M. Derlac de ne
pas se presser.
DUPARC
C'est pourtant vous, ma chère belle-mère, qui, ce matin, en me conseillant d'inviter ce beau monsieur...
MADAMB DERVIGNY.
C'est vous, mon gendre, qui, en vous avisant de penser à un inconnu pour votre fille, et une belle place... Allez donc proposer un sujet pareil, à un ministre; il y aurait de quoi vous perdre auprès de M. le duc.
DUPARC
Je demande un gendre, et l'on m'envoie un bouffon.
PASTOUREAU
Eh quoi I cousin Duparc, me charger de conduire dans mon cabriolet un homme à qui vous songez pour votre fille, quand il est à votre connaissance que je soupire pour elle I
DUPARC
Je vous demande pardon. Le meilleur moyen de retenir Derlac, c'est de chasser sur-le-champ cet intrigant, et je vais...
MADAMB DERVI6NT.
Monsieur Duparc, je ne veux pas que vous lui parliez.
Gomment?
MADAME DBBVIONY.
Je ne vous propose pas de le garder ; mais vous vous mettriez en colère, vous vous feriez mal.
PASTOUREAU
Voulez-vous me charger de Texpédition ?
▲GTS II, SCÂME XXII. 407
96PHIB.
Oui ; charge^ien M. Pastoureau.
PASTOUa&àU.
J'y mettrai des formes.
HÀBIAKNB.
De la politesse.
Chut, le ¥oici.