SCÈNE I
PHILIBERT CADET, w«/, les mains derrière le doê^ fredonnant un air entre ses dents.
Je me suis bien promené à la foire. Pour un petit endroit comme celui-ci, elle est très belle. J'en ai vu toutes les curiosités, et me voilà revenu à la grille de la maison de M. Duparc. C'est un
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affront lqu'ilBdn^Niitf«it là, pourta&t; -il faut que Je sois aussi boa enlant qn» je le suis, pour ne pas leur en demander raison. Ils sont à table, je crois. Eh bien! je ne «regrelte ipâs leur dtner; il aurait fallu peser mes paroles. Le bon ton !•.. ie bon ton ne vaut pas Ja gaieté. \{En riant.) Parlezmoi ée la mauvaise société, c'^st là cpu'eu s'amuae. Cette bonne grand*9Baoian, qui mie jeitait pour ainsi dire sa petite-fiUe à la teite... Tout est man-
3ué ; je ne m en pendrai pas. S'il «est vrai oopenant que la jeune persomne m'Aime... Des parents, coatrarier ainsi rmdi nation de leur enfant! C'est bien mal. Quant à moi, d'abord, est-ce un si bon parti ? Il y a beaucoup de gens qui brillent, et qui n'en sont que moins riches. £t puis, suis-je né pour me claquenuarer dans un ménage avec une femme et un trftupeau d'enfants? Et d'ailleurs ne serait-ce pas faire tort à mon frère? C'est lui qui doit se marier; moi, je dois faire fortune pour laisser tout à lui et à sa famille. Oui, c'est un devoir ; par amitié, par reconnaissance pour mon frère ; il faut que je me range, aue je travaille. Plus de femmes, plus d'excès de table, plus de jeu.
{H se 4rùuve pris du €tiféy et il lit.) ici ON JOUE AU
NOBLE JEU DE BILLARD. Comme les progrès de la civilisation ont répandu partout les oeaux-arts et la corruption! U n'y a pas un village en France, aujourd'hui, où l'on ne trouve trois ou quatre cafés et au moins un billard. C'est décidé ; demain je commence mon plan de réforme; aujourd'hui je peux encore m'en donner.