SCÈNE XXI
JAGQUILLARD, TOINETTE, MADEMOISELLE YERNEUIL, RIGAUDIN.
{Pendant le dialogue précédent^ on a vu mademoiâtlle Ver" neuil sortir de »a ftouftqtce, un carton à la main, Jltgaudin est torti de Véiude et a parlé bas à mademoiêelle VemeuU,)
MADEMOISELLE VERNBUIL, d Rigandin.
Pas possible!
RIGAUDIN
Voyez, écoutez et jugez.
(Il rentre dans l'étude; mademoiselle Vemeuil reste dans
le fond.)
TOINETTE
Réservez toutes ces belles paroles pour mademoiselle Verneuil, c'est d'elle que vous êtes amoureux.
JACQUILLARD.
De mademoiseUe Verneuil l moi! Par politesse et comme voisin, je lui ai adressé quelaues galanteries : elle n*est pas mal; mais toil Je ne doute pas de sa vertu, quoiqu'elle ait. été en apprentissage à Paris... mais toi, élevée au village..,
toinbtte.
N'en dites pas trop de mal, la voilà.
JACQUILLABO.
Ah l diable!
mademoiselle verneuil, s'avoMçanit Ahl ah! monsieur Jacquillard.
JAGQUILLABD.
C'est VOUS, mademoiselle Yerneuil... bien enchanté... Vous allez porter ce carton?...
MADEMOISELLE VERNEUIL
Oui, je suis fort pressée.
JAGQUILLARD, comme iê décidant.
Que je ne vous retienne pas.
MADEMOISELLE VEBNEUIL.
Fort bien... On ne m'a pas trompée.
JAjCQUILLARD.
Que voulez-vous dire?
MADEMOISELLE VERNEUIL
On y voit clair.
JAGQUILLABD.
Et que voyez-vous?
MADEMOISELLE YERNEUIL.
AiA : La loterie est la chance.
Courtisez votre servante; Elle est bien digne de vous :
Et je serai fort contente De vous savoir son époux.
JACQOILLARD.
Apprenez que ma servante, A mes yeux vaut mieux que vous; Et contente ou non contente, Betirez-vous, laissez-nous. i
MADEMOISELLE VERNE OIL. l
Infidèle, inconstant, traître... ^
RIGAUDIN
Fort bien, voisine Yerneuil.
TOINETTE
Apaisez-la, mon cher maître.
MGAUDIN, excitant toujours mademoiselle VemeuîL Ferme 1 allez, bon pied, bon œil.
TOINETTE
Ahl monsieur, votre servante Est trop indigne de vous ; Sans doute, monsieur plaisante.
Et veut se moquer de nous.
JAGQUILLARD.
j^prenez que ma servante, etc.. .
MADEMOISELLE VERNEUIL
Courtisez «votre servante, etc.
RIGAUDIN
La voisine et la servante Causeront du bruit chez nous. ^
Ahl qile j'ai Tâme contente :
/Les vbilà tous en courroux.
8CENB XXil. 457
Vous croyez qu'on vous regrette I
JACQDILLARD.
De vous dois-je m'occuper? .
RiGAUDiN, enchanté, La fête serait complète, Si Ton pouvait se taper.
IJACQUILLARD.
Apprenez, etc.
MADBMOISELLF VERNEUIL.
Courtisez votre ser^M^te, etc.
TOINimJt.
Ah! monsieur, etc.
RIGAUDIN
La voisine, etc.
{Mademoiselle Vemeuil sort; Rigaudin rentre dans
Cétude,)