ACTE II, SCÈNE XII
CLAUDINE
Assurément. Voilà une femme, celle-là !
Vous êtes trop heureux de l’avoir, et vous devriez baiser les pas où elle passe.
GEORGE DANDIN, à part.
Hé! traîtresse!
M. DE SOTENVILLE
Qu’est-ce, mon gendre? Que ne remerciez-vous un peu votre femme de l’amitié que vous voyez qu’elle montre pour vous?
ANGÉLIQUE
Non, non, mon père, il n’est pas nécessaire; il ne m’a aucune obligation de ce qu’il vient de voir; et tout ce que j’en fais n’est que pour l’amour de moi-même.
M. DE SOTENVILLE
Où allez- vous, ma fille?
ANGÉLIQUE
Je me retire, mon père, pour ne me voir point obligée à recevoir ses compliments. Claudine, à George D andin.
Elle a raison d’être en colère. C’est une femme qui mérite d’être adorée, et vous ne la traitez pas comme vous devriez.
GEORGE DANDIN, à part.
Scélérate !