‹ Théâtre choisi;Chapitre 99 sur 150 · VILLE, CLITANDRE, GEORGE DANDIN · texte numérisé non relu

VILLE, CLITANDRE, GEORGE DANDIN

madame de sotenville, à George Dandin.

Allez, vous ne méritez pas l’honnête femme qu’on vous a donnée.

CLAUDINE

Par ma foi, il mériterait qu’elle lui fît dire vrai; et, si j’étais en sa place, je n’y marchanderais pas. ( A Clitandre.) Oui, monsieur, vous devez, pour le punir, faire l’amour à ma maîtresse. Poussez, c’est moi

GEORGE D ANDIN

qui vous le dis, ce sera fort bien employé; et je m’offre à vous y servir, puisqu’il m’en a déjà taxée.

(■ Claudine sort.)

M. DE SOTENVILLE

Vous méritez, mon gendre, qu’on vous dise ces choses-là; et votre procédé met tout le monde contre vous.

MADAME DE SOTENVILLE

Aliez, songez à mieux traiter une demoiselle bien née ; et prenez garde désormais à ne plus faire de pareilles bévues.

GEORGE DANDIN, Cl part.

J’enrage de bon cœur d’avoir tort lorsque j’ai raison.

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