ACTE ï!I. SCÉN2 VII
Le discours d'Isabelle était votre portrait, Et soQ discernement vous a peint trait pour trait* Dût la gloire en soulTrir^ je ne saurais me taire. Je ne vous dirai pas, chançez de caractère; Car on n'en change point, je ne le sais que trop ; Chassez le naturel, il revient au galop : Mais du moins je vous dis, songez à vous contrain- Et devant Isabelle efforcez-vous de feindre; [dro, Paraissez quelque temps de l'humeur dont elle est, Et faites que l'orgueil se prête à l'intérêt. Car, après tout, monsieur, l'éclat de la richesse Augmente encor celui de la haute noblesse. Voilà mon sentiment. Profitez-en^ ou non. Mon cœur seul m'a dicté cette utile leçon. Votre gloire irritée en paraît mécontente, Je lui baise les mains, et je suis sa servante.