ACTE V, SCENE V
M. JOSSE, à part.
Il a raison.
LE COMTE
Pour moi, je tiens que la noblesse...
M. JOSSE
Oh î nous autres bourgeois, nous tenons pour Tes-
(à Lisimon,) [pèce.
Çà, stipulons la dot.
LISIMON.
Le gendre que je prends M'engage à la porter à neuf cent mille francs.
M. JOSSE, au comte.
Voilà pour la future un titre magnifique, Et qui soutiendra bien votre noblesse antique.
LE COMTE, d M, JossBy bai.
Monsieur le garde-note, oui, l'argent nous soutient; Mais nous purifions la source dont il vient.
H. JOSSE
Et quel douaire aura l'épouse contractante ?
LE COMTE
Queldouaire, monsieur? Vingt mille francs de rente.
LISETTE, à part.
Mon frère est magnifique. En tout cas, je sais bien Que, s'il donne beaucoup, il ne s'engage à rien.
M. JOSSE, au comte.
Sur quoi Tassignez-vous ?
LISIMON.
Oui.
LE COMTE, dictant.
Sur la baronnie De Montorgueil.
M. JOSSE, se levant.
Voilà votre aff'aire finie.
LISIMON.
Signons donc maintenant. La noce se fera Aussitôt qu'à Paris ton père arrivera.
LE COMTE
Mon père, dites-vous? Il ne faut point l'attendre Jamais en ce pays il ne pourra se rendre. La goutte le retient au lit depuis six mois.
LISETTE, à part.
Mon frère, en vérité, ment fort bien quelquefois.
LE COMTE
Mais nous irons le voir après le mariage. Destoughes. "21
LISIMON.
Avec bîeQ du plaisir je ferai le voyage.