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SCENE IV

Je veux qu'en faveur de l'Automne Vous vous donniez un noble essor.

LA COMÉDIE FRANÇAISE

Et mon propre intérêt, et le désir de plaire, M'engagent à vous satisfaire.

Si j'avais quelque nouveauté, Que Ton pût appeler nouvelle,

Je vous répondrais bien du succès de mon zèle ;

Mais, où la prendrons-nous ? C'est la difficulté.

MERCURE

Appelons vos Auteurs d'été.

(plusieurs auteurs ornés de roses, avec des bouquets à leurs mains, entrent tous ensemble.)

l'amour les présente.

Les voici tout couverts de roses.

LA COMÉDIE FRANÇAISE

Ils ont de l'agrément, peu de solidité ;

Du vif, du brillant sans beauté ;

Beaucoup de mots, et peu de choses ;

Encor leur faut-il le secours

De la danse et du vaudeville, Qui, sans nécessité, se présentent toujours. Ils amusent d'abord et la cour et la ville. Mais le charme se rompt au bout de quelques jours.

MERCURE, aux Auteurs d'été.

Sortez. A y ons recours aux grands Auteurs tragiques.

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